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Récits du temps des troubles (XVIe siècle). De quelques assassins. Jean Poltrot, seigneur de Méré ; Charles de Louviers, seigneur de Maurevert ; Jean Yanowitz, dit Besme ; Henri III et les "quarante-cinq" ; Jacques Clément
De Pierre de VAISSIÈRE, dans l'édition de 1912... Merci Père Noel !!!
Je suis souvent épaté ici par les compliments, petits gestes, que l'on reçoit de la part des clients. Je ne sais pas si c'est un biais dû au fait de travailler dans une grosse machinerie où les gens sont près à dépenser pas mal d'argent, mais je me rends compte que, plus que les compétences, ce qui compte dans la guérison du malade, c'est le lien qui l'unit au thérapeute. Si le client a confiance en son véto, ensemble, ils pourront faire beaucoup. Si pour une raison ou une autre le véto n'arrive pas "accrocher" avec le client (ou vice-versa), on part souvent à la catastrophe, nonobstant les compétences et les diplômes… Dans mon activité d'urgentiste, le lien doit se créer très vite. Quelquefois, et beaucoup plus souvent qu'une activité véto "classique", il ne se crée pas, pour des raisons de stress, de refus de la maladie, et malheureusement souvent d'argent. Ce que j'apprécie aux USA, c'est que le propriétaire a compris qu'il n'a aucun intérêt à se mettre à dos son véto: il fait beaucoup plus confiance au praticien qu'en France, le "flatte" par des "Doctor G.", compatit sur les horaires ou la difficulté du travail (difficilement imaginable en France ou je me suis plus souvent fait traité de jean-foutre pour ne pas passer 24h/24 dans la clinique que remercié pour être présent un dimanche matin!!). Ainsi traité, le vétérinaire (dans n'importe quel pays) se sentira plus concerné, voudra faire plaisir à ses clients et l'animal recevra des soins "particuliers"… Si vous ne respectez par votre véto, vous allez passer pour un chieur et à la fin de la journée, peut-être que le vétérinaire ne sera pas enclin à faire un petit "plus".
C'est ce qu'on appelait autrefois le respect du praticien, qui a malheureusement disparu face aux exigences, voire à l'arrogance de certains propriétaires d'animaux. Comme je dis souvent à ma coiffeuse "j'ai pas envie de m'engueuler avec vous, c'est vous qu'avez le ciseau dans la main"!!!
j'aimerai bien pouvoir dire à mon véto que je l'aime mais je n'en ai pas franchement l'occasion pour la simple raison que j'ai deux lapins et que ce n'est pas l'animal préféré des vétos du coin.
Quel que soit le motif de ma consultation j'ai droit à "tout va bien" ou encore plus fort " il va bien vu du dessus" et quand j'essaie de discuter un peu ils me raccompagnent illico vers la sortie en me disant que tout va bien, alors que la salle d'attente est vide et qu'ils ont le temps! Même quand je reviens avec mon animal mort 30 minutes après avoir quitté la clinique on me dit juste "que ça arrive".
J'arrive à l'heure, je suis polie et même quand ils me prennent pour une andouille en me disant que mon lapin va bien juste parce qu'ils ne savent pas le soigner, je m'écrase et je vais en voir un autre en priant pour qu'il s'intéresse à mon animal. Ca fait 2 ans que ça dure, j'ai perdu un lapin et j'ai failli en perdre un autre, j'ai fini par aller chez un véto qui s'y connaissait à 2h de route de chez moi.
Il y a 10 cliniques dans ma ville j'en connais 5 et j'ai vu tous les vétos de ces 5 cliniques soit 10 vétos à ce jour, il n'y en a qu'un, le dernier en date, qui a montré de l'intérêt pour mon animal et que ne m'a pas fait une tronche de 3 mètres de long quand je lui ai dit que je l'avais fait soigner à l'école vétérinaire. Ils pensent que j'y suis allée pour faire des économies ce qui est faux car j'ai fait 8h de route et pris 2 jours de congé pour pouvoir y aller.
J'ai un lapin qui a des problèmes chroniques je dois lui faire des soins tous les jours( matin et soir) et lui donner un régime spécial( je commande d'ailleurs des granulés américains adapté à son problème ), j'ai acheté des livres de vétérinaires spécialisés en français et en anglais pour comprendre ce qu'avait mon lapin et comment je pouvais l'aider .Grâce à ça son état s'est amélioré mais s'il fallait l'opérer je serais à nouveau obligée de faire 4h de route car ici ils ne veulent même pas faire une radio car soit disant "on y voit rien". Même avec une ordonnance de l'école véto , ils refusent de commander le médicament qui peut sauver mon lapin, j'ai du appeler 5 cliniques ( dont 3 dans lesquelles j'étais venue en consultation pour ce lapin).
je suis prête à payer tous les examens nécessaires, à leur offrir des chocolats à Noel et à paques, à leur apporter une galette des rois en janvier et des crêpes à la chandeleur mais franchement s'il faut en arriver là pour obtenir juste un semblant d'intérêt c'est grave! J'en suis à un point où tout ce que je demande à un véto c'est d'avoir l'humilité de me dire qu'il n'y connait rien et qu'il me conseille d'aller voir le Dr Bidule ou Machin mais même ça c'est trop demander , je suis priée de regarder mes lapins mourir les uns après les autres sans bouger le petit doigt histoire d' heurter leur susceptibilité.
mais je ne désespère pas! le dernier n'y connait peut être pas grand chose en lapin mais c'est le seul en 2 ans qui ait fait des examens, et il se souvient d'une visite à l'autre du problème de mon lapin .rien que pour celà il aura des chocolats à Noël prochain!!
Et j'espère bien pouvoir dire un jour que je l'aime mon véto!!
Gwen ...
Nous sommes très peu formés sur les lapins, et encore moins sur les autres NAC ...
Le lapin est de plus un animal très peu expressif cliniquement parlant, et chez qui les symptômes évoluent très rapidement: pour résumer il est assez fréquent de voir un lapin en pleine forme et .... mort le lendemain.
L'attitude de beaucoup de vétos envers les NAC est inadmissible, d'autant qu'il est toujours possible de référer chez un confrère compétent (il y en a de plus en plus partout en France), mais pas étonnante quand on voit déjà la différence de "traitement" entre un chien et un chat.
je sais bien que le lapin est très peu connu de beaucoup de vétérinaires. Je connais un spécialiste à 2h de route de chez moi qui a déjà soigné mon lapin mais je ne peux pas y aller souvent et comme mon lapin a un problème chronique il me faut quelqu'un sur place. Le dernier que j'ai vu n'est pas du tout spécialiste mais il voit bien que je me démène pour trouver une solution et je pense qu'il respecte ça et sera capable de mettre son orgueil de côté si j'ai besoin d'aller voir quelqu'un de plus compétent dans le domaine des lapins de temps à autre.
j'espère qu'il deviendra "mon" vétérinaire, et que bientôt je pourrai dire "j'aime mon vétérinaire" ,ce serait mieux pour la santé de mes 2 lapins...et aussi pour mes nerfs!
Bien le bonjour,
Je me permets de prendre part à votre conversation étant donné que le sujet me touche un peu (enfin, surtout ma copine...). Elle fait actuellement une résidence (3 années en université uniquement dans cette discipline) en "exotics" (comprenez : NAC + zoo + faune sauvage). C'est suite au même constat que toi, Gwen, et à son goût pour ses animaux assez spécifiques, qu'elle a choisi de poursuivre sa formation dans cette voie. Je ne vais pas déballer les heures et les heures de réflexion qu'on a eu sur le sujet en entendant 1 000 témoignages similaires au tien mais globalement, voici le fond de ma pensée : la formation francaise est quasi-inexistante (un point pour julien) à l'heure actuelle donc difficile d'en vouloir aux "vieux" vétos, et même aux jeunes pour peu qu'ils ne trouvent pas un intérêt personnel dans cette discipline.
Deux problèmes font que cela risque de durer encore longtemps : (1) 99.9% de la profession n'a jamais considéré et ne considère toujours pas que c'est un secteur "financièrement" porteur, la phrase typique étant "achète un autre hamster, ca te coutera moins cher" (comme quoi, on peut être véto et poète !)... Fausse excuse : la plupart des chats sont donnés par un voisin ou trouvés (donc coût nul), ce qui n'empêche absolument pas de "faire des frais" dessus. C'est l'affectif qui est en cause, pour les uns COMME pour les autres. Mais ca, ca a du mal à passer. (2) Les "formateurs" et "spécialistes" de cette discipline en France (soit dit en passant, n'importe qui peut se dire spécialiste, merci la réglementation francaise...) pour la plupart (mais pas tous, tout de même, mais beaucoup quand même !!!) sont d'un niveau de compétence.... comment dire pour ne choquer personne... bon, je vous laisse imaginer... Certains spécialistes tournent dans leur petit cercle fermé (cf la bibliographie de leur "ouvrages de référence" où ils ne citent qu'eux, et les congrès organisés où il n'y a qu'eux comme conférenciers...) et ne s'ouvrent progressent pas vraiment. Sachant que c'est eux qui sont les dépositaires de la formation continue, voire de la formation tout court en France..... Quelques exemples vite fait : le congrès international des exotics vient de se tenir en France, aucun appel à conférencier non francais n'a été fait (sinon ma copine aurait été intéressée) et oh, comme par hasard, les conférenciers sont toujours tous les mêmes d'un même petit groupe. Autre nouvelle : selon certains profs d'Ecoles vétérinaires répondant à des étudiants voulant venir faire des stages, la formation en NAC en Amérique du Nord est nulle... Alors, anti-américanisme primaire, peur de perdre son petit monopole, ou pas envie de se remettre en question??? Dans cette ambiance, il est certes compréhensible d'en vouloir aux vétos peu consciencieux qui s'en fichent et ne réfèrent pas (ca n'a pourtant rien d'humiliant, au contraire, mais certains semblent penser que si...) mais difficile d'en vouloir aux vétos motivés par avoir des connaissances de base dans le domaine (en sachant que la médecine vétérinaire se diversifie beaucoup et qu'il devient difficile de tout savoir sur tout...) mais dont les possibilités de fornation sont bridées par les personnes qui font "référence en la matière" en France.
Pour finir, c'est un peu comme les médecins de famille, il faut en trouver un bon, parfois après de longues recherches et qui est parfois loin de chez soi, et le garder, voire lui faire de la publicité... Ce sera le meilleur moyen de l'encourager et de montrer que cet facette de la médecine vétérinaire est intéressante et qu'elle peut permettre de gagner sa vie. Et une pensée qui n'engage que moi : en la matière, mieux vaut peut-être un véto jeune, peu expérimenté mais motivé et qui va se documenter, se former, appeler des confrères pour faire avancer son diagnostic, que quelqu'un qui se dit spécialiste sans vraiment se remettre en question. Il y a des vétérinaires bons en NAC, où qui se forme pour... mais pas forcément ceux que l'on croit.
Et désolé pour la longueur du commentaire, je me lance toujours emporter !!!
Romaine, merci de ta participation à la discussion (j'espère ne pas avoir posté un "troll"). C'est vrai que je trouve dommage le fait de ne pas vouloir avouer son ignorance et renvoyer vers un confrère en pensant d'abord au lapin (ou chien, ou chat). Souvent, lorsque j'étais en clientèle, je disais "je ne suis pas spécialiste en lapin mais en tant que spécialiste des animaux, je peux le regarder, voir ce que je peux faire et si cela dépasse mes compétences, je vous enverrais chez un confrère". Cela se passait le plus souvent pas mal...
Mais je suis néanmoins content que Gwen est pu trouver quelqu'un de bien pour ces animaux, et cela me fait plaisir aussi qu'elle ne se soit pas empresser d'insulter l'ensemble de la profession vétérinaire !! Conclusion: "J'aime mes clients"!!!! lol
Très heureuse d'avoir rouvé ce blog que je trouve très intéressant et qui rejoint mes préoccupations actuelles. J'ai perdu, il y a deux mois une petite cochon d'Inde à laquelle j'étais vraiment très très attachée (ça peut paraître bizarre surtout quant on sait que j'ai 71 ans) mais c'est ainsi. Cette petite bête, achetée dans une animalerie, était très fragile et pendant les 4 ans et demi de sa trop courte vie, j'étais très souvent en consultation avec des résultats plus où moin heureux. J'ai fini par dénicher un véto spécialiste NAC mais qui était à plus de 40 kms de chez moi. Il l'a soignée aussi bien que possible, mais à la suite d'une dent cassée qui ne repoussait pas normalement elle ne s'est plus alimentée correctement, et des pathologies sont arrivées en série (diarrhée, problèmes respiratoires), qui ont conduit à sa fin malgré tous les soins prodigués. A ce moment là je ne voulais pas entendre les signaux qu'il m'envoyait discrètement sur son âge, car je pensais, que j'arriverai une fois de plus à la sortir de ce mauvais pas.
J'ai une autre petite bête de bientôt 3 ans qui, pendant la période, où sa copine était malade, a développé 2 grosseurs sur le dos. Une assez grosse et l'autre plus petite. Traumatisée par par tous ces problèmes, je ne m'en suis pas occupée, d'autant qu'elle ne semblait pas du tout en souffrir. Ces derniers temps, la grosseur semblant évoluer je me suis enfin décidée à la montrer à une véto, plus proche de chez moi, et qui semblait s'y connaître en cochon d'Inde. je me suis basée sur le fait qu'elle pratiquait l'anesthésie au gaz, qui est, paraît-il, beaucoup plus sure sur ce genre d'animal. Elle a donc été opérée avec succès la semaine dernière et les points seront enlevés la semaine prochaine. Donc je suis satisfaite de ce point de vue, mais où je suis étonnée, c'est qu'elle a envoyé les prélèvements en anapath et qu'elle me parle de chimio au cas où ces prélèvement s'avèreraient malins. On sait, de toute façon, que la vie d'un cobaye est malheureusement limitée dans sa durée, et je me pose la question du bien fondé d'un tel traitement., d'autant qu'elle est en pleine forme malgré son dos tout couturé. Je suis prête à aimer ma véto,qui par ailleurs, est très gentille avec ma bestiole ;o) Bon séjour aux U.S.A
je ne remets pas en cause les compétences des vétérinaires que j'ai vus parce que je sais bien que le lapin n'est pas leur spécialisté et que si j'avais un chien ça se passerait mieux. D'ailleurs dernièrement un vétérinaire m'a dit qu'il ne pouvait rien pour mon lapin mais il m'a expliqué en long, en large et en travers l'opération qu'il venait de réaliser sur un chien( j'ai même vu le chien et ses radios).Comme il savait qu'il était le troisième que je voyais sans succès pour ce problème il devait justement avoir peur que je reparte en me disant que les vétérinaires étaient tous incompétents!
En plus il faut bien avouer que beaucoup de propriétaires de lapins et rongeurs ne les font pas soigner, parce que bien souvent ils les achètents pour leurs enfants et les laissent en cage 24h/24h sans s'en occuper.
"j'aime mon vétérinaire, promis la prochaine fois j'adopte une chien!"
J'ai eu la chance de croiser le chemin d'un jeune vétérinaire passionné des nacs, qui se renseigne chaque jour sur les nouveautés par internet et par ses lectures; il a sauvé d'un gros cancer ovaires/utérus l'une de mes lapines de 6 ans; je peux dire que celui-là, je l'aime, mon véto!
Mais j'ai bien conscience que c'est une perle rare....
Denise, personnellement on m'avait dit qu'il n'existait pas de protocole de chimio pour les lapins, je serais curieuse de voir ce que l'on vous propose si votre petit chohchon doit en passer par là....
Compliments sur ce blog, il est très sympa!
Docteur Vétérinaire (Nantes 2001)
Internat Alfort (2001-2002)
Chargé de Consultation en Urgences-Soins Intensifs Lyon (2003-2005)
Résident en Urgences-Soins Intensifs - Davis - Californie (2006-2009)
NB: sur la photo, c'est pas vraiment moi... LOL !!
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