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Récits du temps des troubles (XVIe siècle). De quelques assassins. Jean Poltrot, seigneur de Méré ; Charles de Louviers, seigneur de Maurevert ; Jean Yanowitz, dit Besme ; Henri III et les "quarante-cinq" ; Jacques Clément
De Pierre de VAISSIÈRE, dans l'édition de 1912... Merci Père Noel !!!
Bon, ca fait quelques jours que j'ai délaissé mon blog, et comme je suis en train de lire un article très pointu de Transfusion qui est difficilement zizitable (eh oui, je me suis dis que le mot commencant par b... ne plairait pas à ma grand-mère!!), j'en profite pour faire une pause pour vous parler d'un sujet qui me tient à coeur: les étudiants vétos...
En effet, travaillant dans un milieu universitaire, venant d'une famille d'instit, et ayant fréquenté 6 universités dans 3 pays différents,... et étant un éternel étudiant dans l'âme moi aussi (sinon, pourquoi je me ferais suer à traverser l'Atlantique alors que les fromages sont bien meilleurs en France!!), l'étudiant véto est pour moi un éternel sujet de conversation. J'en avais parlé un peu dans mes précédents posts mais cette fois, j'ai envie d'en faire un spécial.
Aux USA, donc, les étudiants sont globalement... des étudiantes!!! En effet, 80-90% de filles, ce qui se retrouvent aussi, dans une moindre proportion (60-70%, mais ca grimpe chaque année!) en France et en Europe. Ensuite, ils (elles?) en ont bavés pour en arriver là: après l'équivalent du lycée, souvent 4 ans de "fac" puis un dossier très sélectif pour entrer en Ecole Vétérinaire (4 ans d'études) . Ensuite, les études y sont très chères (15 ou 20 000 dollards par an versus les 750 euros que j'ai payé à mon époque pas très lointaines) donc le plupart sont endentés jusqu'à cou...
De plus, le vétérinaire la-bas a su garder son aura de professionel de la santé, et est donc respecté et plutot très bien payé (entre 40 et 60 000 dollards par an dès la sortie de l'école, versus les 15-20 000 euros en France pour un étudiant sorti, à qui on va lui demander si il est stagiaire ou ASV).
Le boulot est donc différent pour moi, par rapport notamment au poste que j'avais quand j'étais à Lyon, qui est à peu près identique sur le papier à ce que je fait à Cornell:
- les étudiants sont très demandeurs de rondes, d'informations, d'article, de moyens d'apprendre plus sur leur métier: ils sont donc très exigeants envers leurs enseignants, ce qui améliore le niveau de ceux-ci!! De plus, les étudiants notent les enseignants, ce qui déterminent leur carrière dans le service (en partie seulement, mais c'est déjà ca par rapport à la France)... ce qui fait qu'un enseignant qui n'est jamais en clinique sera mal vu des étudiants, ce qui retentira sur le budget du service ou autre... Résultats: alors que le moyenne d'age des personnes présentes en clinique en France est d'environ 30 ans, aux USA, on voit des enseignants de 50 ou 60 ans opérés ou à 4 pattes dans une cage, quand leurs homologues francais sont dans leur bureau (dans le meilleur des cas!!).
- les étudiants sont motivés pour apprendre, ne rechignent pas au travail, sont présents souvent de 8 heures du matin à 20-22h non stop, car ils savent qu'à leur sortie... une belle vie les attend. C'est notamment vrai en urgences, ou par définition le service est ouvert 24heures sur 24 et que les étudiants doivent faire des nuits. Un de mes amis a calculé que l'heure passée en clinique revient à 300 euros par étudiant!!! Donc ils ont pas intéret à sécher les cours, ou à ne pas travailler pendant les heures de cliniques, car c'est leur argent qui s'envole!! Très peu d'absentéisme donc, un interet toujours présent et toujours des mots de remerciements... partant du principe " si le prof n'est pas remercié de faire des rondes, il n'en fera plus et nous n'apprendrons plus rien!"
- les étudiants la-bas bossent donc beaucoup, mais ont en retour beaucoup de stress à gérer et de pression sur les épaules, et peu de possibilité de les évacuer comme leurs collègues français (en effet, les années "alcool-drogue-sexe-orgie" sont derrière eux... à la fac=collège!!). Ce qui fait que les pleurs sont relativement fréquents, qu'ils stressent à mort de faire quelque chose de mal, et qu'ils sont en moyenne peu sûr d'eux et de leurs compétences face à l'animal (alors que sur le papier ou en ronde, ils sont excellents). Pour résumer, ils ont du mal à passer de la théorie à la pratique et réclament du soutien dans la plupart des phases cliniques, là ou l'étudiant francais sera beaucoup plus sûr de lui (... et de ce qu'il ne sait pas la plupart du temps: il se lancera sans hésiter, en espérant qu'il y aura un enseignant présent pour éviter la boulette si elle arrive).
- les avantages (pour moi du moins...lol) de travailler dans un milieu très féminin sont nombreux: la gestion du client et du patient est très douce et pleine de sensibilité. Ensuite, lorsqu'il faut passer la vitesse supérieure (mettre un cathèter en moins de 30 secondes, mettre un drain thoracique, ou envoyer un bolus de sang en 30 minutes au mépris de toutes les règles élementaires de la transfusion,...), la présence de l'enseignant est souvent souhaitée, ce qui valorise notre travail. Ensuite, la jeune fille américaine est assez "directe" dans sa façon d'appréhender les relations entre personnes du sexe opposé... si en plus tu es enseignant, hétérosexuel, non marié et français, la vie est belle pour toi !!!!
Mais, bien sur, cela sort du point de vue strictement professionnel et c'est une ligne que jamais je n'ai transgressée et que jamais je ne transgresserais !!!! lol
Allez, A+
Bises
Julien
Docteur Vétérinaire (Nantes 2001)
Internat Alfort (2001-2002)
Chargé de Consultation en Urgences-Soins Intensifs Lyon (2003-2005)
Résident en Urgences-Soins Intensifs - Davis - Californie (2006-2009)
NB: sur la photo, c'est pas vraiment moi... LOL !!
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